Leçon 26 · Reprise
Douze jours de pause. Ce n'est pas un problème à rattraper — c'est le meilleur test que vous puissiez passer, et il arrive au bon moment.
Vous avez demandé la suite ; je vous donne d'abord une reprise, et voici pourquoi. Les verbes en ます et les aliments sont arrivés coup sur coup, deux journées denses — puis plus rien pendant douze jours. Ce sont les seules leçons du parcours qui n'ont jamais été retestées, et ce sont justement celles sur lesquelles tout le reste va se construire : le passé, le futur, « je voudrais », tout passe par la forme ます (masu). Bâtir dessus sans vérifier, ce serait poser une dalle sur un terrain qu'on n'a pas sondé.
Commençons par le plus dur : produire, pas reconnaître. Dites chaque phrase à voix haute, puis seulement ensuite ouvrez la réponse. Une phrase qui ne vient pas au bout de cinq secondes est une information précieuse — notez-la.
Cherchez de tête, dites à voix haute, puis dévoilez.
wakarimasen.
La phrase de secours par excellence. Un すみません devant, et vous sortez poliment de n'importe quelle conversation qui vous dépasse.
osusume wa nan desu ka ?
La question la plus rentable de votre séjour : elle règle tout menu illisible.
Kyōto ni ikimasu.
に pour la destination — pas まで, qui sert à tracer un trajet quand on demande un prix.
niku o tabemasen.
ます remplacé par ません, sans rien d'autre à changer. Marche avec n'importe quel aliment.
ocha o nomimasu.
La chose, を, puis le verbe en dernier — la structure ne bouge jamais.
sakana wa arimasu ka ?
あります de la leçon 20, qui était déjà un verbe en ます sans que vous le sachiez.
Même consigne : de tête, sans revenir en arrière.
Une journée entière condensée : un repas, une contrainte à annoncer, un moment d'incompréhension, un déplacement. Rien que du connu — c'est le but.
Excusez-moi, qu'est-ce que vous recommandez ?
Aujourd'hui le poisson est excellent. (きょう (kyō) et おいしい (oishii) en reconnaissance)
Parfait. Je ne mange pas de viande. Je mange du poisson.
Et comme boisson ? Il y a de la bière, du café, du thé. (おのみもの (onomimono) — « boisson », construit sur のみます (nomimasu) !)
Je ne bois pas d'alcool. Du thé, s'il vous plaît.
Bien noté. Prenez votre temps. (ごゆっくり どうぞ, reconnaissance — très courant)
Excusez-moi, je ne comprends pas.
Ah, je vous en prie ! (どうぞ (dōzo), L5)
Merci. Demain je vais à Kyōto !
Un mot à remarquer au passage : おのみもの (onomimono), « boisson », que le serveur emploie au quatrième tour. Vous n'avez pas à l'apprendre — mais regardez sa forme : c'est のみ, le cœur du verbe のみます (nomimasu), transformé en nom. Le japonais fabrique énormément de mots comme ça, et à partir d'aujourd'hui vous commencerez à les voir plutôt que de les subir. C'est ce que gagne quelqu'un qui apprend la langue, et pas seulement des phrases.
Reprenez les six phrases de la section « sans filet » et redites-les, cette fois d'affilée et sans ouvrir les réponses. Puis dites-moi lesquelles ont résisté et votre score au quiz — les mots qui ont coincé après douze jours sont exactement ceux que la prochaine leçon doit réactiver. La fiche de survie reste votre filet ; imprimez-la si ce n'est pas déjà fait.
Ressource recommandée : NHK World — Easy Japanese. Après une pause, l'écoute passive est la reprise la moins coûteuse : une leçon de dix minutes en marchant, sans lire la transcription, uniquement pour laisser l'oreille rattraper ce que la mémoire hésite à produire.