Leçon 25 · Restaurant
Les verbes d'hier ne servent à rien sans mots à mettre dedans. Voici de quoi remplir たべます (tabemasu), のみます (nomimasu) et ください (kudasai) — trois fois par jour, pendant trois semaines.
Hier, la leçon 24 vous a donné un mécanisme : [chose] を たべます, et sa négation en ません (masen). Mais votre vocabulaire alimentaire tenait en trois mots (すし (sushi), ねぎ (negi), にく (niku)) — un moule génératif sans lexique pour le nourrir, c'est un moteur sans carburant. On corrige ça aujourd'hui. Aucune règle nouvelle à part un verbe, et il est le jumeau exact de たべます (tabemasu).
Je bois du thé.
のみます (nomimasu) = boire. Rigoureusement la même construction que たべます (tabemasu) : la chose, puis を (o), puis le verbe. Et la négation obéit à la règle d'hier sans surprise — のみません (nomimasen), « je ne bois pas ». C'est le premier verbe que vous conjuguez sans qu'on vous montre comment : la règle ます (masu) → ません (masen) tient toute seule.
| Japonais | Rōmaji | Sens | Ancrage |
|---|---|---|---|
| みず | mizu | l'eau | l'eau qui miroite |
| おちゃ | ocha | le thé | « cha » = le chaï, même racine |
| ビール | bīru | la bière | du néerlandais bier |
| コーヒー | kōhī | le café | emprunt, s'entend au vol |
Les deux derniers sont en katakana : ce sont des emprunts, comme カード (leçon 20) ou チェックイン (leçon 18). Vous n'avez pas appris à lire le katakana, mais vous n'en avez pas besoin pour les reconnaître à l'oreille — et c'est exactement ce qui compte pour commander.
| Japonais | Rōmaji | Sens | Ancrage |
|---|---|---|---|
| さかな | sakana | le poisson | à l'origine « ce qu'on grignote avec le saké » |
| ごはん | gohan | le riz cuit / le repas | déjà dans あさごはん (leçon 18) |
| やさい | yasai | les légumes | « y'a de la sailade » |
| たまご | tamago | l'œuf | tama = boule ; l'œuf est une petite boule |
| ラーメン | rāmen | les ramen | le mot est déjà français |
Qu'est-ce que vous recommandez ?
Vous avez entendu おすすめ (osusume) hier, dans la bouche du local du dialogue — il était noté « au-delà de votre niveau ». Il ne l'est plus : おすすめ (osusume) = « la recommandation », et c'est sans doute la question la plus rentable de tout votre séjour. Un menu illisible, un plat inconnu, et cette phrase vous fait manger ce que la maison fait de mieux. Le なん です か (nan desu ka) vient tel quel de la leçon 18.
Qu'est-ce que vous mangez ?
Cherchez la réponse de tête avant de cliquer. Quelques questions rappellent la leçon 24 — c'est voulu.
Un repas entier, de l'entrée dans le restaurant à l'addition — en réutilisant la leçon 5, les verbes d'hier, et tout le vocabulaire du jour.
Excusez-moi, le menu s'il vous plaît. (L5)
Voici. Et voilà du thé. (どうぞ (dōzo), reconnaissance)
Merci. Qu'est-ce que vous recommandez ?
Les ramen. C'est très bon. (おいしい (oishii), reconnaissance — vous l'entendrez partout)
Je ne mange pas de viande. Avez-vous du poisson ? (あります (arimasu), L20)
Oui. Des ramen au poisson, ça vous dit ? (の (no), L18 · どう です か (dō desu ka), reconnaissance)
Je prends ça. Et une bière, s'il vous plaît. (に します (ni shimasu), L20 · ひとつ (hitotsu), L5)
Bien noté. (L5/L17/L18)
Excusez-moi, l'addition s'il vous plaît. (L5)
Comptez les leçons mobilisées dans cet échange : 5, 18, 20, 24 et celle du jour. C'est le premier dialogue du parcours où vous négociez — vous ne prenez pas ce qu'on vous propose, vous annoncez une contrainte (にく を たべません (niku o tabemasen)) et demandez une alternative (さかな は あります か (sakana wa arimasu ka)). C'est très exactement l'objectif « tenir un échange court et basique avec un local » de la mission.
À voix haute, composez votre vrai régime alimentaire : deux choses que vous mangez (… o tabemasu), deux que vous ne mangez pas (… o tabemasen), une chose que vous buvez, une que vous ne buvez pas. Puis enchaînez la phrase à retenir par cœur : osusume wa nan desu ka ? — celle-là, vous la direz tous les jours en octobre. La fiche de survie a une nouvelle section « Aliments & boissons ».
Ressource recommandée : Tofugu — How to order food in Japan, qui détaille les usages réels d'un repas au restaurant japonais (le thé gratuit, l'appel du serveur, le paiement à la caisse) — le contexte culturel que le vocabulaire seul ne donne pas.